Qu'on soit pour ou contre l'évaluation, force est de
constater que celle-ci a envahi tous les secteurs de la société.
Le secteur social et médico-social n'échappe pas à cette tendance,
principalement mais non exclusivement avec la loi 2002-2 qui
fait obligation aux institutions de prendre du recul avec les pratiques
et de se soumettre à une appréciation en interne et en externe. La première
partie de cet ouvrage, qui réunit des universitaires et des professionnels, met en débat
la notion d'évaluation au sein des institutions. Chacun tente d'y dessiner des objectifs, une
méthodologie, des étapes, pour s'approprier cette nouvelle exigence d'évaluation. Les tâtonnements,
les doutes, les résistances, côtoient les découvertes et les remises en cause.
La seconde partie de l'ouvrage montre comment les chercheurs se saisissent de cette notion
d'évaluation pour une approche renouvelée de thématiques complexes comme celles de la
violence adolescente, la maltraitance, le devenir des enfants placés. C'est d'évaluation participative
dont il est ici question, en intégrant le point de vue des usagers dans les recherches.
Mais jusqu'où cette participation est-elle possible ? Comment promouvoir également une
évaluation internationale en tenant compte de la variété économique, culturelle, théorique,
des différents pays ?
Pour que l'évaluation ne soit pas seulement l'un des aspects de la «chalandisation» des
pratiques institutionnelles dénoncée par Michel Chauvière, notamment par l'adoption
inconsciente d'un langage gestionnaire, concurrentiel et financier, une véritable réflexion
s'impose sur les apports et les dérives de l'évaluation, ce que propose cet ouvrage collectif
prioritairement destiné aux professionnels exerçant dans le champ social et médico-social.
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