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Le 30septembre 1956, Danielle Michel-Chich a cinq ans et déguste une glace en compagnie de sa grand-mère lorsqu'une bombe explose au Milk-Bar de la rue d'Isly à Alger. L'attentat fait un carnage dans ce café bondé à l'heure du retour de la plage, une veille de rentrée des classes. Danielle perd sa grand-mère, ainsi que sa jambe gauche dont elle apprend rapidement à se passer. Et sa tranquillité d'enfant, à jamais. Cinquante-cinq ans plus tard, le souvenir de ce moment violent semble intact. Danielle Michel-Chich écrit à Zohra Drif qui avait vingt ans lorsqu'elle déposa la bombe meurtrière, habillée en élégante jeune femme européenne et qui est aujourd'hui avocate à la retraite, toujours sénatrice, vice-présidente du Conseil de la nation et figure historique du FLN. Je n'ai toujours pas de colère ni de rancoeur. Ce que je veux en écrivant cette lettre, c'est me réconcilier avec l'émotion que je n'ai jamais eue. Pour qu'hier ne m'empêche pas de vivre aujourd'hui j'ai construit toute ma vie sur une version mezzo voce de l'histoire. Sans doute en ai-je suffisamment accompli aujourd'hui pour accepter le son de ma voix. à la veille du cinquantenaire de la fin de la guerre et de l'indépendance de l'Algérie, j'ai envie de faire entendre une voix discordante et autonome, sans pour autant alimenter le fonds de commerce de l'aigreur ou d'un groupe partisan. Je n'ai pas pleuré hier ; je ne vocifère pas aujourd'hui.