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Au chapitre V de Malaise dans la civilisation, Freud fait part de sa surprise devant l’étrangeté du précepte : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Là, Freud recule : comment est-ce possible, étant donné la méchanceté du prochain ? De même, Lacan, parlant le 9 mars 1960 à l’université Saint-Louis de Bruxelles, posait la question : « Parmi ces hommes, ces voisins, bons et incommodes, qui sont jetés dans cette affaire, dont nous dirons que ce qu’elle a de boiteux est bien ce qui reste le plus avéré, comment se fait-il que ces hommes s’abandonnent les uns les autres, en proie à la capture de ces images par quoi leur vie, gaspillant l’occasion, laisse fuir son essence, par quoi leur passion est jouée, par quoi leur être, au meilleur cas, n’atteint qu’à ce peu de réalité qui ne s’affirme que de n’avoir jamais été que déçue ? » Freud, puis Lacan : chaque fois la même interrogation. Comment ne pas reculer devant la jouissance du prochain, sa malignité, sa trahison ? C’est sur ce point que la psychanalyse est questionnée le jour où se révèle l’impuissance des éthiques traditionnelles. Ainsi, au précepte de l’amour du prochain, elle répond par l’intervention d’une voie qui permette de se faire « assez voisin de sa propre méchanceté pour y rencontrer son prochain » (J. Lacan). Une telle orientation implique l’enjeu suivant : une érotique régie par une éthique du bien-dire…sans crainte ni pitié !