Camus l'a dit et répété : il n'était pas un philosophe, mais un artiste.
Artiste, il a rêvé de renouveler la tragédie du XXe siècle. À défaut d'y parvenir tout à fait, il a exprimé dans ses romans et ses nouvelles le tragique de son époque. Sa création artistique fut soutenue d'emblée par une esthétique dont il ne s'éloignera guère jusqu'à ses dernières pages. Elle est formulée dans Le Mythe de Sisyphe, dans L'Homme révolté, dans ses Carnets...
L'artiste ne saurait, aux yeux de Camus, s'isoler dans une tour d'ivoire. Le souci d'une perfection classique entre en conflit, dans son oeuvre, avec l'impérieux besoin de participer aux luttes de son temps. Création collective, le théâtre est ainsi l'occasion d'un combat, jamais pourtant Camus ne souscrit à la notion d'un art « engagé » : « embarqué » dans son époque, l'écrivain la sert en mettant l'Art au-dessus de tout.
Cet ouvrage incite à lire l'oeuvre de Camus à la lumière de ses positions théoriques face aux grands courants littéraires et artistiques (classicisme, romantisme, abstraction, surréalisme...). Il est pour l'essentiel la reprise d'un ouvrage désormais épuisé : Camus. Une morale de la Beauté (SEDES, 2000).
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