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Lauréat du prix Nobel de la paix pour 1952, Albert Schweitzer est né en 1875 à Kaysersberg (Haut-Rhin) et mort en 1965 à Lambaréné (Gabon). Le 50e anniversaire de sa mort est l'occasion de dépoussiérer l'image du « bon docteur de Lambaréné », qu'il a lui-même, par son infatigable militantisme humanitaire, contribué à édifier et populariser, pour enfin redécouvrir les innombrables registres de sa personnalité.
Écrivain, philosophe, théologien, historien des religions, musicien, expert en facture d'orgue, biographe de Jean-Sébastien Bach. Mais aussi inventeur de l'action humanitaire, opposant à l'armement nucléaire et théoricien de l'écologie la plus radicale avec son concept clé de « Respect de la vie ».
Et, il faut le dire aussi, pour corriger une idée reçue, ardent pourfendeur du colonialisme : « Où l'homme blanc est passé, notait-il dès 1908, il y eut de l'effroi et du malheur, esclavage, massacres, alcool, débauche et prostitution. Un livre de plusieurs milliers de pages ne suffirait pas à consigner toutes les horreurs dont l'Europe s'est rendue coupable. »
Né cinq ans après l'annexion de l'Alsace au Reich allemand, Schweitzer a encore grandi dans une double culture. Son premier livre sur Bach, « musicien-poète », il l'a rédigé en français. Mais la plus grande partie de son oeuvre est en allemand, la langue de sa formation scolaire.
Son oeuvre littéraire, d'une grande variété, lui a valu le prix Goethe en 1928. Hermann Hesse considérait comme un joyau de la prose allemande les Souvenirs de mon enfance, qui furent traduits en français dès 1926 par son oncle de Paris, Charles Schweitzer, connu comme le grand-père de Jean-Paul Sartre !
L'oeuvre de Schweitzer est encore loin d'avoir été totalement traduite. Le présent ensemble, tiré du volume de ses sermons, unit pensée philosophique et pensée théologique. D'où le choix de son titre, inspiré de celui du livre d'Albert Camus, L'Exil et le Royaume.
Car, bien plus qu'avec son cousin germain Sartre, c'est avec Camus qu'existent de profondes affinités : chez les deux penseurs, celui qui passe pour agnostique et celui qui passe pour chrétien, le primat de l'éthique et le respect de la vie témoignent de sensibilités étonnamment proches.