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"Lorsqu'il rédige L'espoir en pleine guerre d'Espagne, Malraux perçoit la gravité de la crise politique, qui conduit droit à un second conflit mondial. Mais le séisme politique a pour toile de fond un autre bouleversement, dont l'écrivain prenait déjà la mesure en 1926, dans La tentation de l'Occident. Il adoptait alors le regard d'un Chinois séjournant en Europe : "La réalité absolue a été pour vous Dieu, puis l'homme, et vous cherchez avec angoisse celui à qui vous pourrez confier son étrange héritage." L'Oriental arrive d'un monde installé dans l'éternel, où l'humanité s'accorde au cosmos ; il découvre un Occident qui se débat dans les pièges du temps. Les Grecs ont détaché l'homme du monde ; le christianisme s'est efforcé de plier la nature aux catégories de la raison et aux formes de l'art ; l'extension de l'athéisme n'a pas libéré l'humanité de son activisme. Une frénésie de comprendre et d'agir renvoie l'esprit occidental au désespoir de l'insignifiance, quand l'oppresse le sentiment d'un destin précaire, sans perspective d'au-delà. Malraux cerne un sentiment d'absurdité existentielle qui trouvera des échos dans les pensées des décennies suivantes, chez Camus notamment, qui l'admirait. Mais il ne se complaît pas dans l'absurde, constamment à la recherche de dépassements : dans l'action, dans la communion qu'elle instaure, dans l'art." Carole Auroy.