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Du logement constitutif d’un « chez soi » à la rencontre d’autrui au sein de la Cité, nos existences ne cessent de parcourir et d’investir des espaces. Nous y expérimentons, alors, une familiarité apaisante, des manières communes de nous rapporter au monde (culture partagée), des pratiques sociales, ainsi que des expériences de solidarité. Cependant, traversés par des choix idéologiques et politiques, nos espaces de vie se posent aussi comme des terrains de luttes ou de conflits : squats, occupations d’usines, « accueil » des gens du voyage par les municipalités, « gestion » des sans-abri au cœur des villes, désaccords à l’occasion de constructions ou de démolitions de lieux de culte... Dans le même temps, la numérisation du monde bouleverse toutes les dimensions de notre existence. Les corps continuent, certes, de se croiser ou de se rencontrer dans les différents espaces. Mais la possibilité offerte en permanence, par l’intermédiaire du smartphone, de dépasser la présence corporelle dans un lieu pour communiquer avec l’absent constitue une métamorphose sans précédent. Cette nouvelle situation interroge les notions même de présence, d’identité et de socialité. En quel sens la digitalisation de nos vies change-t-elle notre condition spatiale ? Et quelle forme pourrait prendre une politique soucieuse de ces profondes transformations ? Prendre au sérieux les grandes mutations de nos espaces (matériels et virtuels) constitue une voie nécessaire pour penser des formes d’émancipation propres à articuler liberté et production du commun au sein de nos fragiles démocraties.