La convention internationale des droits de l'enfant
fête ses vingt ans au moment où nous écrivons ces lignes.
Vingt ans pour mettre en oeuvre l'un de ses articles : «Les
États parties respectent le droit de l'enfant séparé de ses deux parents
ou de l'un d'eux d'entretenir régulièrement des relations personnelles
et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela
est contraire à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 9-3).»
D'un pays à l'autre, les questions sont les mêmes : comment protéger l'enfant et lui garantir
un accès à ses deux parents, comment évaluer la qualité des liens noués pour que ceux-ci ne
soient pas des garrots ou des liens destructeurs, comment intervenir dans ce qui ressort de
l'intime, comment évaluer la justesse des interventions dans ce registre, de quelles formations
doter les intervenants, spectateurs autant qu'acteurs ?
À l'évidence, il ne suffit pas de dire le droit pour qu'il soit exécuté. Son application est
problématique dans des contextes de crise comme le divorce conflictuel, la protection judiciaire
de l'enfant, l'emprisonnement, l'extradition d'un parent ou la maladie mentale et
l'hospitalisation.
Un certain nombre d'universitaires et de praticiens ont été sollicités et invités à formaliser
leurs réflexions et leurs expériences du maintien des liens. Les communications présentées
s'organisent selon une logique qui va du juridique au clinique, de la théorie à la pratique, du
national à l'international, en faisant entendre les approches de sociologues, anthropologues,
juristes, pédopsychiatres, pédagogues, psychologues... dans une transversalité qui s'avère
féconde.
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