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Il est des romans qui vous enlacent paisiblement dans un fleuve d'événements. D'autres qui semblent écrits d'une traite, dans la fièvre de leur intrigue. Vaste comme une fresque, mais porté par une tension qui ne cesse de croître, Les Vice-rois tient peut-être des deux à la fois. Inspiré par les souvenirs d'une famille aristocratique immigrée en France, ce grand récit "généalogique" raconte quelque soixante années d'histoire européenne, des débuts de l'unification italienne à la prise de pouvoir de Mussolini, en passant par le soulèvement contre l'Autriche, la bataille de Solferino, l'équipée de Garibaldi en Sicile, les hauts faits et les revers de fortune d'un marquis piémontais, l'exil marseillais puis parisien dans un climat de xénophobie, la naissance des courses automobiles, la sale guerre d'un brancardier de 1914-1918, et enfin les triomphes de celui-ci au volant des premières Bugatti. Sur cette ample toile de fond, Gérard de Cortanze a dessiné la vie d'un père et d'un fils aux destins parallèles, mais aux aspirations contradictoires. Le premier, Ercole Tommaso, portant le poids d'une famille indéfectiblement liée à la royauté piémontaise, tourne le dos à la nouvelle Italie des banques, de l'industrialisation et de la "monnaie unique". Le second, Roberto, élevé dans une France anti-italienne, cherche en vain sa place entre Marseille (et son racisme ordinaire), Paris à la Belle Epoque, l'Italie du futurisme et du premier fascisme, et plus encore dans les enivrantes compétitions automobiles qui déchaînent alors les passions — et que le nationalisme ambiant va bientôt ériger en symboles patriotiques... Roman de formation, livre d'exil et malgré tout de mémoire, récit marqué par un art de vivre ancien et par les bouleversements de la modernité, ce texte ne laisse pas d'étonner par l'actualité des thèmes et des mentalités qu'il cristallise. Mais l'aventure des Vice-rois dans cette Europe convulsive est aussi lumineusement éclairée par quelques femmes — en particulier Luisa et Diodata, l'épouse infidèle et la poétesse anticonformiste — qui toutes deux incarnent, à leur manière, la part secrète ou l'insoumission de l'amour. Autant dire qu'il n'est vraiment question, ici, que de quête du bonheur...