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Chaque vendredi matin, le centre de Carpentras accueille son marché forain. Ici comme ailleurs, l'impression dominante est celle d'un inextricable chaos: dédales de ruelles et de places envahies par la foule, plaisant fouillis des étals, profusion de victuailles, mélange des odeurs, brouhaha général dont émerge parfois le boniment d'un camelot... En fait, comme tous ses semblables des bourgs et villes de France, le marché de Carpentras est un monde à part et quiconque y participe, forain ou chaland, en accepte implicitement les règles.
Tenter de les comprendre, mettre au jour les ressorts de cette sociabilité où s'abolissent les hiérarchies ordinaires, revient à décrire les multiples relations qui se nouent au marché, tant autour des étals qu'au hasard du parcours. C'est donc à une course folle que Michèle de La Pradelle convie son lecteur. En compagnie des habitués et des clients de passage, il est invité à tâter ici l'épaisseur d'un tissu, à soupeser un peu plus loin un melon, à goûter une olive, à extraire une chemise d'un tas de vêtements, tout cela sous le regard des autres, au milieu des commentaires, des plaisanteries et des fausses confidences.
Pour réaliser finalement que dans ce moment de fête, par le double effet du talent des uns et du désir des autres, s'échange beaucoup d'illusion, et que si chacun prend tant de plaisir à rejouer la fable de l'égalité des conditions, c'est afin d'oublier l'espace d'un matin la société inégalitaire dont nous sommes, la semaine durant, les acteurs finalement consentants.
Michèle de La Pradelle est maître de conférences à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (Centre d'anthropologie des mondes contemporains).