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« Un léger frémissement envahissait les contrées qui voyaient apparaître les Vraiment Faibles. Leur nom courait à nouveau sur toutes les lèvres depuis des mois. Ils n’avaient pas de maisons ; ils mendiaient le riz et la purée de fèves dont ils avaient besoin, ils aidaient les paysans et les artisans. Ils ne prêchaient pas, ne cherchaient à convertir personne. En vain des littérateurs se mêlaient à eux pour s’efforcer de découvrir dans leurs paroles un dogme religieux. La nuit, la plupart couchaient sous les rochers, dans les forêts immenses, les cavernes. Souvent, des plaintes et des sanglots bruyants s’échappaient de leurs abris. Il venait là de jeunes débauchés avec des filles qu’ils avaient libérées des maisons peintes. On voyait souvent les filles qui comptaient parmi les sœurs les plus vénérées dans d’étranges extases, et on entendait leurs balbutiements incompréhensibles. Beaucoup d’entre eux ne mangeaient pas de viande, ne cueillaient pas de fleurs et semblaient liés d’amitié avec les plantes, les animaux et les pierres. »
Paru en pleine Grande Guerre, premier grand roman d’Alfred Döblin, Wang Lun s’empare d’un événement de l’histoire chinoise du XVIIIe siècle : un soulèvement des pauvres contre l’oppression. Accompagnant la grandeur et la décadence d’un fils de pêcheur devenu l’instrument d’une immense révolte populaire, il tourne autour d’une question : est-il fatal que les faibles se servent des armes des forts et s’enferment à leur tour dans la sphère du pouvoir et de la violence ?