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En 1996, lorsque les talibans fondent pour la première fois un Émirat islamique en Afghanistan, leur entreprise moralisatrice se heurte à une difficulté : la narcoéconomie florissante du pays, premier producteur d’opium au monde. Depuis les madrassas déobandies, les jeunes « étudiants en religion » - ou talibans – l’ont appris : toute drogue doit être proscrite. L’histoire aurait pu s’arrêter là ; mais les nouveaux maîtres de Kaboul n’interdisent pas immédiatement l’opium et ses dérivés, et prendront quelques années avant de véritablement s’y attaquer.
Peu à peu, une appréhension de l’opium qui n’est pas que religieuse se fait jour. Après leur chute en 2001, la narcoéconomie devient un moyen pour financer leur guerre d’insurrection et gagner une assise rurale. Lorsqu’ils se retrouvent pour la seconde fois à la tête de l’Afghanistan, en août 2021, les talibans ont conservé le même projet de purification de la société. Mais la narcoéconomie a infiltré toute la société afghane, et eux-mêmes n’y sont plus étrangers.
Loin de se limiter à un pan économique, l’instrumentalisation que le groupe islamiste fait de l’opium est aussi diplomatique, politique et géostratégique.