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À l’époque, en Flandre, à peu près tout le monde connaissait les poèmes de Rosalie et de Virginie Loveling : à l’école primaire, les enfants apprenaient leurs vers par coeur. À partir de la deuxième moitié du XXème siècle, les soeurs tombèrent petit à petit dans l’oubli : trop de chagrin et de malheur, pas assez de fun… Les nouvelles générations grandirent avec les poèmes humoristiques de Annie M. G. Schmidt, voire parfois sans poésie du tout. Mais peut-être les poèmes des soeurs n’étaient-ils point destinés aux enfants ? Oui, ça rime, oui, il y a le mètre fixe, et oui, les poèmes ont une forme classique. En revanche, pour l’époque (deuxième moitié du XIXe siècle) leur thématique était assez révolutionnaire : contre la peine de mort, contre la pauvreté, contre les inégalités sociales… La sélection des poèmes a été faite par Danielle Losman, Katelijne De Vuyst et Pierre Geron, qui les ont traduits ensuite en français. Huit poétesses contemporaines, quatre francophones et quatre néerlandophones, ont lu les poèmes, elles ont écrit chacune une réaction au poème qui les a particulièrement touchées. Philosophe et autrice, Tinneke Beeckman a écrit l’introduction.