Durant les 25 dernières années, de nombreux problèmes et accidents
divers liés aux évolutions scientifiques et technologiques, à leurs
applications et à l'expertise scientifique ont émergé. Ces accidents ou
dérives technoscientifiques - Tchernobyl, affaire du sang contaminé, ESB,
préoccupations autour des biotechnologies et des nanotechnologies - et
le questionnement portant sur les causes et les conséquences des crises
environnementales - dérèglements climatiques, pollutions diverses -
interrogent les linéarités ou les relations duales habituelles telles sciences-applications
ou sciences-nature (Callon, Latour, Serres). Sont questionnées
de manière forte les relations entre sciences-technologies et sociétés-politiques,
notamment le fonctionnement des expertises scientifiques et le
rôle des médiateurs. Ce contexte incertain et critique légitime une prise en
compte des interactions sciences-technologies-société dans l'éducation et
l'enseignement scientifique. Les courants anglo-saxon des Socioscientific
Issues (Kolstø, Sadler, Zeidler, Jimenez-Aleixandre) et francophone
des Questions Socialement Vives (Legardez, Simonneaux) mettent en
avant l'étude des dimensions sociales, économiques et politiques des
technosciences et la nécéssité de prendre en compte les incertitudes, la
complexité et les risques, dans l'enseignement des sciences.
Les différentes contributions de ce numéro se réfèrent à ces courants
didactiques et analysent les légitimités, les formes et les finalités d'une
éducation qui a pour objet ces controverses socio-scientifiques largement
médiatisées.
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