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La « Zone », c’est d’abord une bande de terre large de quelques centaines de mètres qui entoure Paris. Logée entre les fortifications de la ville, édifiées dans les années 1840, et sa banlieue, elle sert aux manœuvres militaires. Là, s’installe progressivement une population interlope – chiffonniers, mendiants, pauvres de toutes sortes – dans un fatras de roulottes, de tissus et de métaux. À la fin du siècle, chez ceux de l’extérieur, la Zone devient un objet : objet de curiosité, de fantasmes, d’angoisse, de commisération, de littérature et d’images. Bref, l’objet de perceptions hétérogènes les unes aux autres mais unies par une même tendance à regarder de haut cette population, à la dominer avec plus ou moins de bienveillance. De la Zone, aujourd’hui devenue, par extension, la désignation de toute forme de marginalité, Jérôme Beauchez propose une « archéographie » subtile et sensible, c’est-à- dire l’histoire des regards – ceux de la bohème artistique et des photographes, des chansonniers et des journalistes, des élus et des hygiénistes – qui, en la constituant en objet, ont fabriqué une catégorie d’étrangers de l’intérieur, de « sauvages de la civilisation », dont on perçoit encore la prégnance, bien longtemps après la destruction de cet espace. Des zoniers aux zonards et au-delà, ce livre raconte l’histoire des marges.