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Peintre, dessinateur et chercheur, Marcel Desban s’est interrogé sur deux faits apparemment sans lien : l’explosion artistique au début du XXe siècle, notamment en peinture, et l’intrusion de la notion de hasard dans les sciences. Rupture et fermentation ont marqué le XXe siècle des idées et des arts. Le freudisme venait d’éclore. André Breton a rapidement pris la tête d’un mouvement perturbateur. À l’époque, tous les grands artistes parmi lesquels De Chirico, Ernst, Picabia, Magritte, Dubuffet, ont participé à l’effervescence générale. Dans le Manifeste du Surréalisme, Breton a introduit la notion d’étincelle, liée au hasard des rencontres, une des marques du mouvement. Mais qu’est-ce que ce hasard ? Comment ne pas rapprocher cette influence des situations hasardeuses de la démarche du romancier André Dhôtel ou de l’intrusion des thèses de Jacques Monod dans les sciences biologiques ? Un siècle après les débuts tapageurs du mouvement Dada, que reste-t-il de ces provocations ? Un bouillonnement sans lendemain émanant d’énergumènes traumatisés par l’absurdité de la première guerre mondiale, ou la prémonition de l’émergence des découvertes à venir sur le cerveau ? Marcel Desban nous invite à relire le Surréalisme avec les yeux de la neurobiologie : inattendu et... passionnant !