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Les pays immobiles est un roman inclassable - « une réponse, écrit d'emblée Bayon, à la question « Tu écris ? » qu'on me pose. » Or la réponse n'est pas un simple roman, mais un entrelac énigmatique de romans « inexprimables », d'aventures, de portraits, de décors, d'émotions, de femmes « fées », qui font un grand livre, et un livre consacré à l'écriture autant qu'à la vie. Impossible de résumer les lieux où file la mémoire : Villa-Dancourt, au dessus de Rochechouart (où l'on se bat chaque nuit, « des bruits mats, chairs contre chairs, os à os, coups de crâne, coups de poings, coups de pieds, sourds bruits humains, toujours en quelque sorte amortis, enfoncés, bruits d'organes, de membres, d'organismes en vrac »... qui réveillent le narrateur) ; l'Egypte calcinatoire ; le Finistère l'hiver ; la rue parisienne (un Rimbaud de vingt ans s'y clochardise et meurt dans les cartons) ; l'Afrique noire où Bayon et son frère Jean-Marien martyrisent un « enfant-paupiette » sanctifique ; et même l'au-delà... De somnambulisme en visions, les Pays immobiles dialoguent beaucoup avec les esprits - ceux qui s'en vont comme « Saint-Michel », pour qui Bayon sera « mangeur de péchés », et les revenants comme Thierry-Noël l'enfant-mort, un Peter Pan de la savane... A chaque page la même vigueur, la même violence, une langue lyrique et nette. Notre héros a aimé, beaucoup, il a aimé aimer les filles, s'en laisser prendre et délaisser. Certaines sont nommées (Josie, « comme en gésine d'elle-même. A demain belle amie ! » dit-il pour mieux la négliger), d'autres sont des fantômes, « l'Allemande de quinze ans dessalée par mes soins, dont j'ai oublié le nom, la couleur du regard », d'autres enfin sont au bord du secret : épouse trompée dans la pièce voisine ; dame lycéenne d'ivoire post-colonial. Immobile et cruel comme le jeune homme qui accroche une gravure de Holbein dans sa chambre, ce livre nous emprisonne, nous libère, et par son écriture hantée ne parle que d'écriture.