En 1869, Henry James fait son premier séjour d'adulte en Italie.
Découvrant Rome, il s'écrie : «Enfin, cette fois, je vis !» Il
compose alors toute une série de nouvelles où des anecdotes
captivantes et savoureuses sont pour lui l'occasion d'exprimer son
profond amour, amour de toute une vie, pour «la bienheureuse
Péninsule», où règne la beauté visuelle, et où «la plante humaine
pousse plus vigoureusement que partout ailleurs au monde».
Nous les avons groupées dans ce «Minos» sur l'Italie, qui parcourt
Rome, Florence, et la campagna, et qui surtout comporte un de ses
chefs-d'oeuvre les plus célèbres et les plus élaborés, Les Papiers
d'Aspern, où se trouve une merveilleuse évocation de Venise.
Nous aurions pu le ranger dans le «Minos» sur la vie littéraire, ou
dans celui sur les «étranges messieurs». Mais c'est le propre des
nouvelles majeures de James que d'orchestrer une grande richesse
de thèmes, et nous avons donc ici choisi de donner la préséance au
thème de Venise, royaume sur terre du «passé sensible».
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