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En acceptant d'écrire, l'auteur, très âgé, a dû le plus souvent abandonner toute idée de création d'un personnage, personnage qui aurait pu inventer ou raconter quelqu'un « d'autre ». Comment, alors que l'on titube déjà dans le réel, guider et accompagner la démarche d'un « autre » ! Alors, il n'a plus cherché ni à se décrire ni à inventer l'âme d'une silhouette se voulant familière comme dans un roman. Autorisant bien plutôt son écriture à être et agir essentiellement la vieillesse même qui l'envahit, il a accepté de devenir par l'écriture même un peu de ce rapport unique du vieil âge au temps et à l'espace, un peu de cette manière singulière avec laquelle il ordonne le monde qui lui vient, il a accepté « d'acter » un peu de cet ailleurs, poème de sa proche absence. Écrire à l'adresse de quelque autre et créer un vieux personnage, c'est faire oeuvre romanesque et donner à croire à un certain réel par l'écriture. Alors qu'en ce tome 10, « l'écriture vieille », en sa dégénérescence même, continue plutôt, à travers quelques variations sur quelques « ruptures », de murmurer l'ontologie du vieil âge, cette manière particulière d'être au monde qui se répète, qui se répète encore, quand s'approche le rien. Éducateur à la Justice des mineurs plusieurs années durant, Jean-Michel Labadie étudie en parallèle la Psychologie à l'université. Il devient analyste et, après une Thèse d'État, Professeur des Universités en Psychopathologie clinique et sociale. Aujourd'hui, avec des « mots à lui », il goûte le plaisir d'écrire tableaux et scènes de l'absence et de l'ambivalence dans ses différents ouvrages : Les mots du crime (De Boeck, 1995), Psychologie du criminel (L'Archipel, 2004) et Les mots qui s'en vont... (tomes 1 à 10, Éditions Baudelaire).