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Devenues un symbole de « la transition énergétique », les éoliennes sont aujourd’hui partout : sur les crêtes du sud du Massif central, dans les plaines du Centre, du Nord et de la Champagne, des monts du Morvan aux littoraux occitans, et bientôt au large de la Bretagne et de la Normandie. Comme on l’imagine, ceux qui voient l’éolien comme une technologie fiable et très compétitive estiment qu’il faudrait le développer sans attendre, dans un calendrier que la crise climatique impose comme une évidence. Mais d’autres, plus nombreux qu’on le pense, s’opposent à ce développement aveugle et dénoncent l’« industrialisation de la campagne ». Ces conflits révèlent en réalité la fracture entre deux visions de l’écologie : développement durable et acceptation du capitalisme versus sobriété et désir d’émancipation. Les uns raisonnent en entrepreneurs, les autres critiquent les effets politiques et sociaux sur une communauté de vie. Les uns se veulent spécialistes de l’énergie, les autres parlent de paysages et de protection de la nature. Alors, « pari gagnant » ou « grande arnaque » ? Une enquête à lire d’urgence. Journaliste indépendant, Grégoire Souchay a déjà publié dans la même collection Sivens. Le barrage de trop. Il a co-écrit, pour Reporterre, une enquête déterminante sur les circonstances de la mort de Rémi Fraisse. Ni « pro » ni « anti » éolien, il tente ici d’éclaircir cet imbroglio de notre modernité.