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Au commencement était le Verbe, le verbe haut d'Alex, patron du bistrot le Goya et ancien boxeur pour qui le monde est un ring, la vie une remise en jeu et Claude Keller, entrée au Goya avec ses secrets, un titre à conquérir. Au commencement vint donc le silence, enraciné dans une enfance d'après-guerre, dans les énigmes d'une filiation aux fils coupés. Car avant ce commencement furent l'Alsace annexée, les toutes premières rafles de juifs, les Jeunesses hitlériennes, l'incorporation de force dans l'armée nazie. Alors, à moins de résister, de s'évader, la jeunesse ordinaire, celle des parents Keller, fut faite de résignation, d'obéissance, de malgré-nous. À la recherche de ces séquelles de guerre, le narrateur, fils de déportés, affronte le vertige de ses origines englouties. Dentiste en retraite, habitué aux bouches muettes, il désire en faire jaillir mots et confidences avant qu'il ne soit trop tard, les partager avec Claude Keller, établir un lien entre les rives de leurs passés, franchir l'écart de temps qui les sépare. Comme dit ce bon vieux Hamlet, «rien n'est bon ou mauvais, tout dépend de ce qu'on en pense». Encore faut-il mesurer le péché originel qui pèse sur chacune de ces vies exclues de leur paradis, pour enfin, à l'échelle intime comme à celle du monde, prendre le parti de ne plus jamais vivre en malgré-nous. D.M.