Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
Le Livre de Job est le livre du scandale. Job avance une thèse qu'il affirme et surtout qu'il défend, envers et contre tout ; une thèse diabolique qu'il revendique contre tous ceux qui l'accusent d'avoir péché, blâmé, maudit ou blasphèmé. La justice de Dieu, dit Job, la justice dont parle la Bible, celle qui repose sur la Loi et dépend d'une souveraineté de toute puissance, n'aura rien été d'autre qu'une « justification », qu'un discours de falsification ou de dénégation, qui justifie le mal, la violence, l'injustice donc, et qui invente le pire. La justice justifie : c'est la thèse de Job. C'est l'hypothèse qui s'ouvre à l'horizon des voix multiples de Job. Mais il y a plus encore. Dès lors que la justice se dit de Dieu, du Tout Puissant, du Souverain, dès lors qu'elle relève de la souveraineté, et quelle qu'en soit l'autorité, qu'il s'agisse de Dieu lui-même, du Roi ou de l'État, la justice toujours justifie l'injustice. Et là, Job ajoute encore un argument. L'injustice que justifie la justice est un produit de la justice, un effet ou un symptôme qui force la justice à jouer le jeu de l'injustice, à en jouir. C'est à travers une telle hypothèse, que le livre de Job est devenu ce livre du scandale, qui pose et tout à la fois renverse déjà les fondements théologico-politiques de la souveraineté.