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Les graviers étaient des enfants employés à Saint-Pierre et Miquelon ou à Terre-Neuve pour retourner les morues qui devaient sécher sur la grève. Enfants de peu d’importance ! Ainsi, un armateur du début de l’autre siècle s’exclamait sans aucune bienveillance : « les graviers, c’est comme les champignons après la pluie, on n’a qu’à se baisser pour en cueillir... » Qui étaient ces enfants ? Ils avaient entre 10 et 16 ans, on en vit même de 8 ans. Originaires du nord de la Bretagne, de Normandie et parfois du Pays basque, ils traversaient la mer, le voyage durait presque un mois, sur un bateau exigu pouvant contenir une bonne centaine de graviers. Leur destination était au large de Terre-Neuve ou Saint-Pierre et Miquelon, sur une île au nom « des Chiens » où on allait pendant plusieurs mois retourner les morues sur les « graves » afin qu’elles sèchent au vent et au soleil.
Plusieurs chapitres du livre Le Bosco de Kerpalud évoquaient la vie des graviers, le roman fut couronné en 2016 par le prestigieux Prix Écume de Mer. Depuis, l’auteur continue à rassembler des témoignages, des illustrations et des photographies inédites de cette rude période maritime. Mais alors que ce travail forcé a perduré plus d’un siècle, pourquoi les enfants n’en parlaient-ils pas à leur retour ? Pourquoi les parents s’arrangeaient-ils de l’exploitation de leurs enfants ? Pourquoi les armateurs, les capitaines et les marins n’ont-ils jamais évoqué cette période ? Ce livre dévoilera les raisons qui ont contribué à l’oubli des enfants graviers..
« Voulez-vous savoir jusqu’où peut descendre l’exploitation de la pauvre bête humaine ? Tâchez de venir ici un jour que débarqueront les graviers de Saint- Pierre ! » écrivait l’auteur breton Charles le Goffic.