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Nous sommes en 1944, à la fin de l'occupation allemande en France. À la libération de Paris, Robert Brasillach se rend aux autorités et se retrouve en prison. Après avoir prôné le collaÛborationnisme dans sa polémique journalistique, il appelle à la réconciliation des Français. Opportunisme? Hypocrisie ? Tentative de sauver sa peau? En tout cas, il se sent plutôt exclu de son époque par la défaite de son idéal fasciste. Ses Frères ennemis, remise à jour du drame d'Eschyle, montre les deux frères, Etéocle et Polynice, fils d'Œdipe, dialoguant avant de s'entretuer devant la ville de Thèbes dont ils se disputent la couronne. Le texte de ce dialogue tragique semble indiquer qu'ils feraient mieux de se réconcilier. Mais, comme en 1944-1945, les temps sont plutôt aux règlements de comptes, souvent sauvages. Étéocle déclare que "l'histoire [..] est écrite par les vainqueurs, quels qu'ils soient. Son jugement ne doit pas intéresser les hommes du temps présent". Mais Brasillach nest pas historien : il est écrivain, et, surtout ici, dramaturge, de sorte qu'il peut se permettre de montrer les vainqueurs et les vaincus sur un pied d'égalité. Antigone, sœur des frères ennemis, est évoquée à la fin du dialogue: en insistant, contre la volonté de Créon, actuel roi de Thèbes, sur la nécessité d'enterrer Polynice, elle proposera par la suite un signe de réconciliation entre les deux frères, comme dans la tragédie originale de Sophocle. S'agit-il d'idéalisme ou de réalisme de sa part? Un excès de l'un ou de l'autre est souvent néfaste. La simplicité ainsi que l'intensité d'un idéal peuvent aboutir au tragique. Un manque de timing ne saurait être toujours réaliste. Dans une certaine mesure, Antigone et Brasillach sont tous les deux à la fois idéalistes et victimes du Destin.