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"Pierre de Larivey est né en 1550. Il est mort en 1612. Ces dates sont seulement probables. Son importance dans notre histoire littéraire tient à ce qu'il est le plus doué de ces auteurs qui firent la transition entre la comédie italienne et notre comédie classique. Les Esprits ne sont pas seulement sa meilleure comédie : ils donnent encore la plus juste idée du rôle qu'a joué Larivey. Cette comédie est en même temps une libre adaptation d'une pièce italienne de Lorenzino de Médicis et le modèle que prit Molière pour écrire son Avare. On y trouve en particulier le fameux monologue, que Molière modifia à peine, et un personnage d'avaricieux déjà poussé vers la comédie de caractère. Mais on y rencontre aussi, venus de la commedia dell'arte, d'authentiques figures d'arlequins et de ruffians que Larivey s'est borné à débaptiser. L'adaptation qui est présentée ici avait été faite en 1940 et représentée en Algérie par les mouvements de culture et d'éducation populaires. Mais, à la demande de Marcel Herrand, elle a été spécialement revue, et refondue, pour le Festival d'Art dramatique d'Angers. Si l'on me demandait quelle sorte de traitement j'ai fait subir à la comédie de Larivey, je dirais seulement que je n'ai rien fait de plus que Larivey lui-même quand il s'avisa d'accommoder la pièce de Lorenzino de Médicis. Voici ce qu'en dit un commentateur ancien : "Larivey a supprimé plusieurs personnages... le prêtre Jacomo est devenu le sorcier Josse. Le prologue de l'auteur eût paru cavalier au public français. Larivey en a fait un tout neuf." Mon excuse, pour avoir pris les mêmes libertés, est que s'il est impertinent d'adapter Shakespeare ou Calderon, on peut toujours s'autoriser quelque familiarité avec Larivey. L'ancien français, les longueurs d'un texte qui se ressent de ses origines improvisées, deux ou trois situations gratuites risquaient de faire oublier la richesse et les inventions de cette jolie comédie. Laissés à eux-mêmes, ces Esprits eussent continué à dormir dans de vieilles et savantes éditions. On s'est amusé ici à les réveiller, à les rafraîchir et à les faire passer sur notre scène au milieu du cortège de masques qui dansait déjà autour de leur naissance." Albert Camus.