Dans le modèle de causalité proposé par Freud, se croisent plusieurs
considérations sur les fondements étiopathologiques des différentes
altérations mentales. Elles peuvent cependant toutes être appréhendées,
dans leur évolution et leur complexité, à la lumière du développement
progressif du concept de subjectivation dont ce modèle sera le catalyseur.
Confrontant ces idées aux discussions actuelles sur la détermination des
maladies mentales dans leurs aspects psychiques et génétiques, on peut
apprécier combien la métapsychologie freudienne peut fournir des pistes
précieuses dans la quête d'un «degré zéro du subjectif».
Cet ouvrage se propose d'aborder le concept de subjectivation en tant
que modèle facilitant l'entrée dans la problématique des relations entre
causalité psychique et génétique, en tentant de fournir des clefs pour une
lecture de la construction de l'animique.
La première partie a pour objectif de préciser le contexte de la
production psychopathologique de la fin du XIXe siècle et l'influence que
ces conceptions exercèrent sur la pensée de Freud, tant dans la formulation
de ses premières théories que lorsque, dans sa volonté de se démarquer de
ces «discours», il introduit progressivement la notion de sujet.
La deuxième partie vise à rendre compte de la pertinence du thème de
la subjectivation pour les dialogues actuels sur les conceptions génétiques
de la maladie mentale, voyant dans la production théorique de Freud, au-delà
d'une philosophie du sujet, une approche rénovée des relations entre
liberté, déterminisme et subjectivité.
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