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À travers les déviations linguistiques très scrupuleuses de l'écriture de Fried, ce sont les mécanismes mêmes de la logique, les habitudes de pensée, qui sont ici visés. D'où un perpétuel désamorçage du réel qui retient le lecteur de tomber dans le piège de l'idée reçue, en même temps qu'il l'inquiète, comme faisait le précédent livre de l'auteur, Le Soldat et la Fille. "S'il faut en croire le proverbe, écrit Erich Fried, les enfants el les fous disent la vérité, leur propre vérité, mais aussi notre vérité, refoulée ou niée, combattue par des conventions que les enfants ignorent encore - et dont les fous ont été exclus à la suite de conflits dramatiques." L'enfance à vrai dire joue dans ces récits un rôle plus sensible que la folie (à moins que la folie ne soit une manière de prendre au mot les images de l'enfance, comme le fait ici le narrateur). Bâtis sur une logique qui supprime le temps - non pas en revenant au passé par la réminiscence, mais en laissant le passé agir dans le présent - les récits de Fried donnent une dimension autre aux habitudes. Ainsi le "je" d'un des textes les pIus significatifs ne se rappelle pas une certaine tasse de lait ; il boit maintenant la tasse de lait qu'enfant il ne parvenait jamais à finir : l'adulte reprend les choses du point où il a dû les laisser en grandissant. Faisant signe de loin à certains textes de Michaux, à certaine manière qu'a Michel Leiris de questionner le langage, ce livre poursuit donc des fins aussi littéraires qu'antilittéraires, tandis qu'il reprend des écrivains baroques l'usage concerté de la rhétorique et le mythe du "monde à l'envers". Trente récits, petites fables, apologues d'une ironie poignante tentent de dire cette vérité difficile dans une prose sans affectation, pure et droite, sensible et juste.