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Alors qu’il pense avoir tué un policier à Madrid, Manuel s’exile dans un village abandonné. De citadin peu débrouillard, il devient ermite autosuffisant, parfaitement heureux de délaisser au fil des mois confort matériel et contacts humains. Jusqu’à ce qu’une famille nombreuse et bien peu discrète débarque chaque week-end, envahissant son havre de paix. D’abord horrifié, prostré dans son grenier de peur d’être découvert et livré aux autorités, Manuel passe à l’offensive : il lui faut faire fuir ces parasites abrutis par leurs gadgets technologiques et leur inculquer au passage une bonne leçon. Quel qu’en soit le prix. S’appuyant sur un savant mélange de pur comique, de satire politique et de critique acerbe, Les Dégueulasses s’attaque à tout ce que, selon Manuel, nous serions devenus : des fats englués dans le superflu ayant troqué l’essentiel contre une vie illusoire et misérable. Un récit rageusement lyrique, engagé et tout simplement beau. Traduit de l’espagnol par Lori Saint-Martin « Une intrigue rythmée, un humour noir, une irrévérence ravageuse : un roman addictif. » ABC Cultural « Lorenzo est le genre de type dont Kurt Vonnegut tomberait amoureux. » Carlos Zanón, El País Santiago Lorenzo est né au Pays basque en 1964. D’abord réalisateur, il se fait connaître par plusieurs courts métrages qui obtiennent des prix prestigieux. Lassé du monde du cinéma, il se retire dans un village d’une des régions les moins peuplées d’Espagne. Il y découvre que moins il possède, moins il désire. Le succès des Dégueulasses aurait pu changer sa vie, mais il emploie toujours ses journées à ramasser du bois, construire des meubles et ne faire que ce qu’il lui plaît.