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Un jeune homme, Amer, revient de France dans son village natal, en Kabylie. Il s’éprend de Dehbia, une orpheline que les Sœurs Blanches ont convertie au christianisme. Mais Amer a un rival, Mokrane, qui le hait. En fait, le récit n’est pas seulement une belle et poignante histoire d’amour. Il illustre également le drame de tous les êtres qui, pris entre deux civilisations, risquent d’être broyés.Ce livre « luxuriant et sombre » comme l’écrivait André Wurmser dans les Lettres françaises est peut-être le chef-d’œuvre de Mouloud Feraoun. Dans les Lettres nouvelles, Maurice Chavardès en reconnaissait « la grandeur singulière » et affirmait : « En abordant le problème de l’incommunicabilité des êtres, Mouloud Feraoun est sans doute le premier romancier nord-africain qui ait dépassé les révoltes ethniques et sociologiques, atteignant par contrecoup à l’universalité de la grande littérature. » “Il était de ces êtres comme Camus les aimait : silencieux, fins et solides, accordés à la vie.” Jean Daniel, Preuves. “Cet honnête homme, cet homme bon, cet homme qui n’avait jamais fait de tort à quiconque, qui avait dévoué sa vie au bien public, qui était l’un des plus grands écrivains de l’Algérie, a été assassiné.” Germaine Tillion, Le Monde.