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Des milliards de fonds publics, régulièrement injectés dans la sidérurgie des marchés publics garantis à l'informatique américano-française ; à Dassault, à Thomson ; des prêts de faveur à Peugeot, pour racheter Citroën à Michelin ; le secteur public mis en déficit pour le bénéfice de ses plus gros clients et fournisseurs ; une fiscalité des sociétés au service des concentrations et des liquidations d'entreprises, etc. Autant de faits caractéristiques d'un système en crise, qui ne peut survivre sans sa drogue, son financement massif par l'État. Faut-il parler de « cadeaux aux trusts » ? C'est davantage une donnée structurelle de la phase actuelle du capitalisme : le capitalisme monopoliste d'État. Comment un gouvernement de Gauche, héritant d'un tel système, parviendrait-il à ne pas « casser la machine », sans pour autant « gérer le capitalisme » ? C'est ainsi que l'on présente, souvent, l'alternative ou le défi. En réalité, ce qu'il faut, c'est changer la machine elle-même, par des réformes de structure profondes, au premier rang desquelles figurent les nationalisations prévues par le Programme commun de la gauche. Elles seules, permettront de développer un nouveau type de croissance et de passer de l'étatisation actuelle à l'autogestion nationale.