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En juillet 1940, le gouvernement de Vichy hérite de la IIIème République un réseau de camps d’internement et de travail qu’il va développer, quatre années durant, au service de sa logique d’exclusion politique et raciale. La Révolution nationale du maréchal Pétain passe en effet par la lutte contre l’«anti-France», jugée coupable de la défaite: juifs, étrangers, communistes, francs-maçons seront ainsi mis au ban et réprimés par tous les moyens, existants ou nouveaux, à la disposition du pouvoir. Les premiers visés sont les prétendus responsables de la débâcle de 1940: Paul Reynaud, Maurice Gamelin, Édouard Daladier, Georges Mandel et Léon Blum sont arrêtés et internés dès la fin de l’été 1940, puis soumis à l’instruction d’une juridiction établie à cet effet, la Cour suprême de justice, installée à Riom. Au plus haut niveau de l’État, on décide parallèlement de créer une structure d’enfermement spécifique, l’«établissement d’internement administratif», «bastille» du XXème siècle où les indésirables sont incarcérés en vertu de véritables «lettres de cachet». Les établissements successifs – Chazeron, Pellevoisin, Aubenas, Vals-les-Bains, Évaux-les-Bains–vont constituer le couronnement du système répressif vichyste. Les 156 «embastillés » de Vichy pèsent fort peu, en apparence, au regard des 600 000 personnes internées en France entre 1939 et 1946. Ils forment pourtant à eux seuls un tableau de la société française pendant la guerre. Les «bastilles» de Vichy ont vu défiler entre leurs murs, outre les grands noms de la République défunte, des opposants déclarés au régime (tels Emmanuel Mounier et Berty Albrecht), des pétainistes notoires, victimes de révolutions de palais (comme Wladimir Sokolovsky ou le groupe du docteur Martin), voire des collaborateurs et des attentistes internés par hasard, par erreur et par vengeance. C’est à leur histoire méconnue que se consacre ici Vincent Giraudier, dans un ouvrage novateur qui resitue ces étonnantes prisons dans leur contexte judiciaire et policier, et met l’accent sur la vie quotidienne, les craintes et les combats de ces internés très spéciaux.