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"Quand Blanchard prend la parole, c'est celle d'un fauve enragé, affamé, lâché après trente-sept années de captivité. S'il s'identifie parfois au coq, au sanglier, au loup, au cheval ou à l'antilope... "l'animal Blanchard" est plutôt de la race des félins. Panthère noire, lion, jaguar, et surtout tigre ; dix fois, il se vêt de la fourrure du fauve, cent fois, il en épouse les griffes, le sang ou les crocs, toujours il en aura le rugissement et la férocité. "Les griffes du tigre peuvent servir, l'occasion, la gorge tendre, mais surtout l'attente, la longue patience et la précision de l'instinct. Le fils du jaguar mangera le fils de l'homme." L'écriture de Blanchard est à l'image de la démarche de la panthère noire, une prose parfois hautaine, parfois familière et désinvolte, capable de changer de rythme sans crier gare, d'accélérer, d'emprunter en invectivant le ton du prêche ou du verset biblique, de parodier celui de la démonstration mathématique, et d'endormir, de se mettre comme à l'affût pour mieux fondre sur la proie, pour griffer ou claquer comme le fouet. Après les feulements et les rugissements de Malebolge, les chasses effrénées parmi les jungles des Périls de la route et de Solidité de la chair, le style de Blanchard gagnera peu à peu l'économie et l'efficacité du mouvement du tigre. Lui qui longtemps enviera "l'élégance d'écriture d'Eluard et de Char", il acquerra bientôt celle inimitable des félins, la sienne. Au lyrisme haletant et parfois débridé des premiers écrits, succédera, recueil après recueil, une prose plus serrée, plus nerveuse, à la fois instinctive et contrôlée ; le poème s'avançant ou déboulant inexorablement, plus voisin alors des Illuminations de Rimbaud que des Chants de Maldoror (deux des lectures privilégiées de Blanchard)." Jean-Hugues Malineau.