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À mi-chemin entre l’homme et Dieu, l’ange n’a pas cessé de fasciner l’imagination des poètes et des peintres – et d’épuiser celle des théologiens. Intelligences créées, mais sans corps matériel, ils sont le paradigme de la réfl exion pure. Comment s’y prennent-ils pour communiquer entre eux? Et pour communiquer avec les humains, dans leur fonction de messagers divins? Pour chanter en chœur, quelle est leur musique? À quoi peuvent-ils bien s’occuper? Où se trouvent-ils? Ils ne partagent ni l’éternité divine, ni la contingence humaine. Dans quel temps (et quelle durée) vivent-ils? Et quelle connaissance ont-ils des mathématiques? Au xviie siècle, quand la cosmologie baroque et les exigences de la rationalité moderne se croisent, ces questions ne solli- citent plus seulement les théologiens. Elles quittent le cloître pour s’adresser aux savants. Et l’enjeu redoutable se lit alors sur l’envers du décor? Quelle place accorder aux démons et autres puissances infernales? Déchus sans doute, mais anges quand même. À l’interface de deux mondes, celui de l’intemporel et celui du temporel, les anges évoluent sur une scène magique, peuplée par les rêves des hommes, car « nous sommes faits de la même matière que les rêves » (Shakespeare).