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Les cultures numériques se présentent, pour le meilleur et pour le pire, comme l'achèvement et le dépassement des avant-gardes artistiques du XXe siècle. L'effervescence de leurs connexions esquisse inconsciemment de nouvelles manières d'être-là et d'habiter le monde. De quel monde s'agit-il ? Quelle place y joue l'être humain ? Que devient le public de jadis à l'époque de la reproductibilité numérique de l'oeuvre d'art ? Réseaux sociaux, smartphones, tablettes, Wifi, wearable technologies, biotechnologies, socialités en ligne, prolifération d'identités et de communautés électroniques, Internet des objets : les médias sont de moins en moins des mondes séparés et immatériels par rapport à la vie quotidienne, en devenant plutôt, à bien y voir, le monde que l'on habite - sa matrice, son rêve, sa dernière incarnation. Les liens naissant de ce paysage ne reposent plus sur un contrat rationnel et abstrait, mais sur une série de pactes dans lesquels l'émotion, l'onirique et les affects apparaissent comme les nouveaux aimants de l'être-ensemble. Facebook, WhatsApp, Instagram, Periscope, Snapchat et autres plateformes cristallisent alors autant d'affinités connectives pour lesquelles l'érotisme et la mort sont les deux polarités d'une même condition, d'un vitalisme exubérant mû à la fois par un éloge de l'éphémère et par un sentiment tragique de l'existence.
Vincenzo Susca est maître de conférences en sociologie à l'université Paul-Valéry de Montpellier, où il fait partie de l'Irsa-Cri, chercheur associé au Ceaq (Sorbonne), directeur éditorial des Cahiers européens de l'imaginaire et McLuhan Fellow à l'université de Toronto.