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Après avoir été abolie dans la plupart des pays européens au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle, la torture redevient au XXe siècle une méthode de renseignement, une pratique policière et militaire banalisée, aussi bien dans les dictatures que dans les États coloniaux. Avec le déclenchement de la Global War on Terror et l’attribution, le 12 septembre 2001, de pouvoirs exceptionnels au président des États-Unis, George W. Bush, une nouvelle étape est franchie. En 2010, le gouvernement canadien autorise à son tour les services de renseignements à utiliser des informations obtenues sous la torture. La question déborde alors le seul contexte américain. La torture s’impose au cœur du débat public et démocratiquement institué comme une méthode de rétorsion envisageable, voire nécessaire et potentiellement légale. Partant de l’essai de Jean Améry sur La Torture (1965), j’interroge ici les prémices de l’institution, au cours des XXe et XXIe siècles, d’une torture d’État. Dans son essai, Améry réfléchit à la signification de la pratique de la torture dans la culture chrétienne moderne à partir de l’expérience qu’il fit, sous le nazisme, de la torture et de l’extermination des juifs d’Europe. À sa suite, et avec lui, j’interroge ce que d’aucuns appellent le « Mal » comme un phénomène culturel et politique qu’il convient d’aborder au regard de l’histoire occidentale et de ses postulats philosophiques. Le corps torturé par le nazi n’est pas le corps du torturé. C’est notre corps. Pour dire ce corps que personne avant lui n’a pensé, Jean Améry invente une langue : il met la prose du reportage au service de la philosophie. Catherine Perret