Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
L’objet de cet ouvrage – qui est devenu un classique de notre historiographie – est d’approcher les sentiments anciens à l’égard de l’enfance et de la vie familiale, à travers l’existence quotidienne, du Moyen Âge au XVIIIe siècle, et de montrer, chemin faisant, à quel point le sentiment de la famille est un sentiment moderne qui n’a pu se développer qu’aux dépens de la société. La découverte de l’enfance est, en effet, récente. Dans la succession des âges, l’enfance était jadis comme télescopée. Si la famille existait comme réalité, elle n’était pas considérée en tant que valeur morale et sentimentale. Mais voici que, peu à peu, on répugne à mélanger les enfants aux adultes ; un nouveau sentiment familial apparaît alors qui s’organise autour des enfants et de leur éducation. Les contemporains n’ont pu percevoir un changement aussi lent : c’est de biais que l’auteur l’a saisi, grâce à l’iconographie, à l’histoire des jeux et de l’éducation… Ainsi, la famille s’est transformée profondément dans la mesure où elle a modifié ses relations internes avec l’enfant. Ce livre replace cette métamorphose de la famille dans l’ensemble de l’histoire sociale de l’Ancien Régime, tout en opposant à grands traits les caractères de cette société à ceux de notre temps. Philippe Ariès (1914-1984) s’est imposé par quelques ouvrages devenus des classiques de ce qu’on appelle l’« histoire des mentalités », et qu’on pourrait appeler ici l’histoire des sentiments profonds et secrets qui, à la limite du biologique et du sociologique, commandent la vie quotidienne des hommes. « Un livre étonnant, le seul à vrai dire qui propose une approche historique de l’enfance, un travail monumental qu’il faut connaître si l’on ne veut pas rester un imbécile. » Jean-Michel Damian, Politique hebdo