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« Une jeune fille vint frapper à la porte d'un couvent de dominicains et demanda à parler à Maître Eckhart. "Qui dois-je annoncer ? lui demanda le frère portier. - Je ne sais pas, répondit-elle. - Comment cela, vous ne le savez pas ? - Je ne suis ni une enfant, ni une femme, ni un homme. Je ne suis pas une épouse, pas une veuve, et pas non plus une vierge. Et je ne suis ni seigneur, ni servante, ni valet." » Le portier avertit Eckhart, qui accourt. »
Ainsi commence la première des Légendes de Maître Eckhart. Par un savoureux retournement de situation, c'est Eckhart qui joue ici le rôle de ces clercs riches de savoir mais faibles d'intelligence qu'il a tant brocardés. Interrogée par ses soins, la jeune fille l'éblouit de ses réponses, tout comme une autre fois un mendiant rencontré par hasard ou cet « homme pauvre » invité à sa table par une demoiselle de Cologne.
Le voici au bord du chemin avec un « enfant nu » : « Maître Eckhart rencontra un jour un bel enfant qui était entièrement nu. Il lui demanda d'où il venait. "Je viens de Dieu, lui répondit l'enfant. - Qui es-tu ? - Un roi, lui répondit l'enfant. - Où donc est ton royaume ? - Il est dans mon coeur" ».
Ce que disent la jeune fille, le mendiant, l'homme pauvre ou l'enfant nu est de la plus pure inspiration eckhartienne. S'ils peuvent l'enseigner à Maître Eckhart mieux que lui-même ne l'a jamais pu dire, c'est que, chacun à leur manière, ils sont autant de personnifications de cet être dans lequel Dieu veut en nous, de toute éternité, s'engendrer.