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Les classes moyennes ont peur. Peur de perdre leur emploi, avant et plus encore dans la crise. Peur de voir leurs revenus laminés par des hausses de prix et d'impôts, alors que les augmentations de salaire se raréfient. Peur de chuter, de ne plus avoir de statut dans la société. Et les classes moyennes ont raison d'avoir peur. Car dans notre société, il n'y a plus rien de « moyen ». Plus de produits moyens, plus d'emplois moyens. Il ne reste que des gros moyens et des petits moyens. Tout ce qui ne grossit pas est condamné à maigrir. Il n'y a plus de stabilité. Il n'y a plus d'embellie assurée, plus d'amélioration automatique, plus d'escalier mécanique qui entraîne toute la société vers le haut. La révolution industrielle du XXIe siècle, celle des technologies de l'information, favorise la main d'œuvre qualifiée : ceux qui savent se servir d'un ordinateur et manier les flux d'information. Du coup, le peloton social s'étire. La société ressemblait à une pyramide, où tous les échelons intermédiaires constituaient les classes moyennes. La révolution de l'information écrase le milieu ! Les uns sont propulsés vers le haut. Les autres descendent. A la pyramide succède un sablier. Cette révolution technologique chamboule toute la société. Dans l'emploi, mais aussi dans la production (le « milieu de gamme » disparaît inexorablement), dans la consommation (nous arbitrons de plus en plus entre des produits de base et des produits de luxe), dans la société (écrasement des « corps intermédiaires »).