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L’artiste Philip Guston est connu pour ses peintures inspirées du style des comics, dans lesquelles il représente des natures mortes, objets divers à la symbolique mystérieuse, et dénonce l’influence d’une idéologie conservatrice à travers des caricatures du président Nixon, d’Henry Kissinger et des hommes du Ku Klux Klan. On ignore cependant le plus souvent que ce lien à la politique est ancré dans son histoire personnelle. Dès sa jeunesse, dans les années 1930, alors qu’il peignait dans un style classique et puissant inspiré du quattrocento, il avait participé au grand mouvement antiraciste pour la libération des Neuf de Scottsboro, neuf jeunes hommes afro-américains calomniés et condamnés à l’issue d’une série de procès retentissants. De cet épisode, Guston garde un souvenir précis, qu’il remobilise lorsque, après une longue période dévolue à l’abstraction de l’école de New York qui a fait sa gloire, il décide de revenir à la figuration. Depuis son atelier de Woodstock, lisant Franz Kafka et Isaac Babel, conversant avec son ami l’écrivain Philip Roth, il imagine sa peinture comme un vaste et complexe tribunal. Christian Joschke est professeur aux Beaux-Arts de Paris. Il a publié récemment aux Éditions Macula La Révolution suspendue : Photographie et presse communiste dans l’Allemagne de Weimar (1918-1933).