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Un philosophe au pouvoir ? C’était le rêve de Platon, qui s’est réalisé en 161, quand Marc Aurèle a succédé à l’empereur Antonin le Pieux. Cette promotion de la sagesse à une souveraineté absolue devait mettre un terme aux maux du genre humain... Hélas ! Le règne de Marc Aurèle fut, pour une large part, un temps de malheurs pour le monde romain : épidémie meurtrière, crise économique et financière consécutive aux premières invasions barbares en Italie du Nord, guerres sanglantes et inexpiables durant plus de douze ans sur le front danubien. L’empereur n’était pas responsable d’une situation sur laquelle l’optimisme de son prédécesseur avait entretenu certaines illusions. Il a fait face en parfait honnête homme à la charge écrasante dont il héritait, sachant recruter des collaborateurs suivant leurs compétences (et non pas leur naissance), traitant tous les procès en juge scrupuleux, légiférant toujours avec humanitas. Mais la vie intellectuelle et religieuse de l’Empire avait subi les effets d’une débilitante sécurité, avant les contrecoups qui mettaient fin à la fameuse « paix romaine », et l’art contemporain s’en est fortement ressenti. C’est tout ce contexte (bien trop négligé des historiens récents) qu’il importait d’analyser, même si Marc Aurèle apparaît comme étranger aux croyances, voire aux courants philosophiques et surtout théosophiques de sa génération. En fait, il s’interroge et se met en question dans l’exercice même du pouvoir impérial. Ses portraits, quoiqu’officiels, notamment ceux de la colonne aurélienne, témoignent à leur manière du drame qu’il a vécu, sans qu’on doive parler, comme l’a fait Renan, d’un « martyre intérieur ».