Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
Non, pour les poètes du Siècle d'Or, la Fable n'est pas un « appareil de divinités poussiéreuses », ni l'aliment d'une froide rhétorique. En atteste l'insistante présence des mythes antiques sortis palpitants des Métamorphoses d'Ovide. Cette œuvre, véritable best-seller, symbole de la perpétuelle renaissance, avait essaimé avec éclat dans les textes poétiques d'alors, cependant qu'aujourd'hui, dans une indifférence quasi générale, vient de s'écouler l'anniversaire des 2000 ans de la mort de son auteur. Par quels chemins, de toute évidence autres que les grandes sources latines directes, comme certains indices nous le laissaient soupçonner, ces mythes païens étaient-ils parvenus à ces poètes depuis la lointaine Antiquité et le haut Moyen Âge ? De patientes inquisitions nous ont permis d'établir l'existence d'un secteur abondant d'intermédiaires mythographiques resté inexploré et qui fut un espace de prédilection, amplement visité par les poètes. Ce trésor oublié nous l'avons mis au jour, répertorié, analysé en regard de la poésie auriséculaire ; nous l'avons restitué en de larges extraits que nous avons traduits en français afin de les rendre accessibles à toute curiosité non latiniste et non exclusivement hispaniste.
L'objet de cet ouvrage est la reconstruction d'un glorieux passé littéraire autour des mythes antiques qui ont peuplé la poésie lyrique des XVIe et XVIIe siècles en Espagne ; mais aussi le recouvrement du mystère de l'insolite usage qui en fut fait ainsi que celui des sources qui ont pu les livrer. La chasse au trésor, tâche de tout chercheur, nous a permis de confirmer que ces mythes, chez les grands poètes auriséculaires, ont engagé une prodigieuse révolution poétique et nous a conduite à découvrir, outre les sources directes latines, un nouvel espace d'écriture : cette zone des « intermédiaires mythographiques », textes pratiquement inexplorés, mais que les poètes avaient amplement visités. Un univers multiforme considérable que nous avons restitué en larges extraits et que nous avons aussi traduits afin de rendre cette étude accessible à toute curiosité non exclusivement hispaniste.