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L’affaire Clavel survient lors de l’émission mensuelle télévisée à Armes égales du 13 décembre 1971. Ce soir-là, sur le thème « Les Mœurs » un débat réunit l’écrivain et journaliste catholique maoïste Maurice Clavel au député-maire de Tours, Jean Royer, connu pour son hostilité à l’évolution alors du discours sur la sexualité. Le film de Clavel s’intitule Le soulèvement de la vie. Il s’ouvre sur la cathédrale de Chartre et une photographie du Général de Gaulle à la Libération, puis alternent des images de l’interpellation des militants et intellectuels occupant le siège du CNPF en 1971, des plans des monuments aux victimes de l’occupant nazi, une longue séquence montrant un homme allongé sur les marches du métro sous l’œil indifférent des passants, des images de pollution ou d’ouvriers, mineurs, balayeurs… mais aussi celles de femmes dénudées, d’une fontaine dont une main empêche l’eau de jaillir. Manque néanmoins un extrait d’une déclaration du Président de la République sur la Résistance. Suivie par près de 46 % des téléspectateurs, l’émission est marquée par le départ de Clavel. Furieux d’avoir été censuré, l’écrivain quitte le plateau en prononçant sa célèbre apostrophe : « Messieurs les censeurs, bonsoir ! » À l’Agence de Presse Libération qu’il dirige, Clavel reçoit dès le lendemain et jusqu’en janvier 1972 un nombreux courrier. Ces milliers de missives constituent un formidable témoignage sur les années 68. C’est ce corpus dactylographié ou manuscrit, individuel ou collectif, de femmes ou d’hommes, de lycéens ou de téléspectateurs plus âgés qui est ici publié pour la première fois.