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France Sculpture, tel est le nom que l’auteure prêtait à France Culture dans son enfance. La méprise est compréhensible : c’est la station de radio qu’écoutaient dans leur atelier ses deux parents, les sculpteurs Simone Boisecq (1922-2012) et Karl-Jean Longuet (1904-1981).
Avec ce titre, l’intention du livre est donc énoncée sans équivoque, quoiqu’en faisant la part de l’émerveillement enfantin et filial. Fondant voix et formes en une légende dorée, Anne Longuet-Marx retrace l’itinéraire individuel puis commun de ces deux artistes dont un ensemble d’œuvres est entré récemment au Centre Pompidou et qui, bien qu’appartenant à deux générations distinctes, apparurent à la critique comme la promesse d’une « sculpture d’un temps autre » au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
Issu de la descendance française de Karl Marx, Karl-Jean Longuet étudie et travaille longtemps à l’ombre de Rodin et dans l’admiration de Maillol, jusqu’à une rencontre décisive avec Brancusi en 1948. Celle-ci l’amène à laisser davantage s’exprimer la ligne du matériau, suivant une logique abstraite qui se conjugue à l’héritage figuratif pour donner vie à ce qu’on nommera une « sculptarchitecture ». Simone Boisecq, née quant à elle d’une mère pianiste et d’un père « poète sauvage » qui ne cessera de célébrer la culture bretonne, grandit à Alger où elle s’initie au modelage en autodidacte, ne se consacrant pleinement à la sculpture qu’à partir de son installation à Paris. Elle développera « sa mythologie rugueuse et sauvage qui doit autant aux paysages méditerranéens de son enfance qu’aux rêves celtes de son père ».
Se jouant élégamment des codes de la monographie, le livre d’Anne Longuet-Marx est un hommage tendre à une saga familiale à laquelle, en digne héritière, elle confère la profondeur du temps et celle du sentiment. L’ouvrage se lira aussi bien comme un récit que comme une introduction à l’œuvre des deux artistes.