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Le XIXe siècle a vu se produire un des grands événements de l’histoire de l’esprit : la banalisation de l’incroyance et l’effet que celle-ci a eu sur le travail des poètes. […] Baudelaire se pose la question de l’existence de Dieu, mais doit se résigner à comprendre qu’il ne croit pas, au moins en des moments qui sont au cœur de son attention. Il en ira de même, de façon plus tranchée mais pas pour autant plus radicale, chez Mallarmé, chez Rimbaud. Ces poètes savent garder leurs yeux sur les choses du proche, objets de vie quotidienne ou aspects de l’être sensible dans la profondeur desquels la perception d’une transcendance est un fait d’évidence simple. Néanmoins la croyance en quoi que ce soit de plus que cette réalité qui se donne dans l’immédiat s’éteint en eux ; et ce sont là, dans rien pourtant que quelques poèmes, des événements dont il y a lieu de penser qu’ils vont affecter très en profondeur la société tout entière. […] Le XIXe siècle a été, du point de vue que j’évoque et que je tiens pour fondamental, non pas seulement le siècle de Michelet ou, sur le tard, de Marx ou de Nietzsche et déjà presque de Freud, mais, en France en tout cas, celui de l’auteur des Fleurs du mal. Dans ce volume, je prends en considération quelques poètes qui assumèrent de diverses façons, directe ou indirecte, l’héritage de Baudelaire : ainsi Mallarmé, Laforgue, Valéry, Hofmannsthal. Y.B. Yves Bonnefoy est professeur au Collège de France. Il a notamment publié, dans la "Librairie du XXIe siècle", L’Imaginaire métaphysique (2006), Notre besoin de Rimbaud (2009) et L’Autre Langue à portée de voix (2013).