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Ce récit se présente comme une enquête sur fond de décor délicieusement anglais: il s'agit pour Wilde d'établir que Shakespeare a écrit ses Sonnets en l'honneur de l'acteur William Hughes, tandis qu'il est généralement admis que c'est Lord Pembroke qui en fut l'inspirateur. Partant, il se livre à une habile démonstration étayée à la fois par la poésie même de Shakespeare (les Sonnets sont d'une remarquable beauté), par un tableau du milieu particulier des acteurs à l'époque élisabéthaine, et par une description psychologique très fine des protagonistes qui trahit les thèmes chers à Oscar Wilde: " En Willie Hughes, Shakespeare trouva non seulement un instrument des plus délicats pour la présentation de son art, mais la visible incarnation de son idée de la beauté, et il n'est pas exagéré de dire que le mouvement romantique de la littérature anglaise doit beaucoup à ce jeune acteur que les ternes écrivains de son époque ont oublié de citer ", écrit-il.
Cependant, l'intérêt de ces variations sur les Sonnets de Shakespeare n'est pas seulement littéraire: des documents, découverts en 1939 dans les archives de Canterbury, ont établi d'une façon irréfutable que le jeune homme pour qui Shakespeare écrivit ces poèmes enflammés est réellement William Hughes.
La première version de ce texte, parue en 1889, fut longtemps la seule connue: or il ne s'agissait que de l'esquisse d'un travail plus complet (la seconde version représenta plus du double de la première) dont le manuscrit fut dérobé lors de la vente aux enchères des effets d'Oscar Wilde au cours de laquelle tant d'objets d'art furent dispersés et maints manuscrits pillés. Ce manuscrit échoua aux Etats-Unis nul ne sait comment, et Mitchell Kennerley l'édita à mille exemplaires. La découverte de l'un de ces mille exemplaires en permit la traduction, et c'est cette seconde version qui a été rééditée en 1973 par Pauvert et qu'on lira ici.
Ce texte est suivi des Poèmes en prose, peu ou mal connus, qui illustrent particulièrement bien le génie romantique de Wilde.