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Dans la cour d'un immeuble quelconque d'une ville anonyme, trois amis décident d'aménager des "mares aux aveugles". C'est le signal d'une sarabande endiablée qui entraînera à travers les pages de ce livre un sacristain collectionneur de fausses reliques, un maître d'école amorphe, deux vieilles comtesses érotomanes, un papetier victime de son propre sex-appeal, quelques agents de la Sûreté et, bien entendu, plusieurs centaines d'aveugles. Simple évasion de la réalité politique et sociale de cette Tchécoslovaquie où le livre a été écrit, à une bonne distance des circuits de la littérature officielle ? Héritier à la fois de Hašek et de Benjamin Péret, son auteur, il est vrai, écrit d'abord par jeu ; en dehors de toute métaphore, politique ou non, son livre est un prodigieux théâtre de métamorphoses où le monde entier, de carambolage en carambolage, explose en feu d'artifice apocalyptique et burlesque, à mi-chemin du Jugement dernier et de la baraque foraine. Le délire, cependant, se nourrit ici constamment du quotidien et d'un rare sens du réel, dont il est aussi une mise en valeur paradoxale. La fameuse rencontre du parapluie et de la machine à coudre, jadis gratuite, se fait expressément bête et méchante, éclairant par antiphrase la grisaille d'une "société bloquée" condamnée à tourner en rond, et où les aveugles seuls se trouvent comme des poissons dans l'eau.