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Diffusée de 1966 à 1986, Au théâtre ce soir s’est imposée comme l’un des plus grands succès de la télévision publique. Dans une période décrite comme « l’âge d’or de la télévision », l’émission a connu des pics d’audience atteignant 20 millions de téléspectateurs, soit 50 à 60 % d’audience.
Les raisons de ce succès inégalé ? À une époque où l’ORTF vise le « grand public », Au théâtre ce soir donne une visibilité nationale au théâtre de boulevard, jusqu’ici cantonné aux salles parisiennes. Le programme plonge les téléspectateurs dans les oeuvres de Feydeau et Verneuil, emploie des grands noms du théâtre à l’instar de Jacqueline Maillan, Jean Le Poulain ou Maria Pacôme, et repose sur les intrigues propres à ce registre : l’hypocrisie du mariage, l’adultère et le mensonge.
Dans ces pièces héritées des cabarets, amants, maîtresses et courtisanes viennent menacer les convenances, tandis que les personnages tentent de « sauver la face » : cette ironie dévoile les contradictions d’une bourgeoisie soucieuse de respectabilité, mais avide de désirs cachés. Un double jeu qui donne à l’émission une dimension caustique, dépassant le simple divertissement. Dans Le Placard du boulevard, l’essayiste et universitaire Nelly Quemener invite ses lecteurs au théâtre Marigny pour y revoir Au théâtre ce soir : en s’appuyant sur les recherches actuelles en sciences sociales, elle révèle les tensions, contradictions et performances de genre, et analyse les silences, les non-dits et les incohérences qui constituent les ressorts dramatiques de l’émission. Elle introduit, grâce à ce corpus riche en décors et en costumes colorés, la notion américaine de « placard », c’est-à-dire la capacité de la fiction à créer une entorse à la norme hétérosexiste. Rédigé à l’aide des archives de l’INA, Le Placard du boulevard est une contribution incontournable à l’histoire audiovisuelle et un essai novateur sur l’évolution des stéréotypes de genre.