Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
« René, mon père, appartenait à la génération sacrifiée. S'il avait regardé, en 1918, n'importe laquelle des photos de collège, où il figurait parmi ses camarades, il aurait pu tracer une croix sur la majorité des visages. La plupart des survivants étaient aussi estropiés que décorés. Mon père, lui, n'était pas décoré. Réformé, et désespéré de l'être, il n'avait pas eu la chance de devenir un héros. C'est sans doute à cette malchance que je dois le plaisir d'exister. » Avec une curiosité amusée, Paul Savatier imagine la jeunesse de René, qui n'a pas choisi un bon moment pour avoir vingt ans. Il nous raconte la Grande Guerre, telle qu'a pu la ressentir cet étudiant contraint de remplacer au village un père sexagénaire qui, de son côté, se faisait un devoir de remplacer au Front ce fils réformé. Il nous fait partager le profond malaise de René, mais aussi son amour fou pour l'impétueuse Cécile, une jeune infirmière, qui ne craint pas plus de monter en avion que de s'exposer aux bombardements. Il nous fait pénétrer dans l'intimité d'une famille pléthorique, d'une de ces familles de la vieille bourgeoisie, pour qui la guerre aura vraiment été la fin de la Belle Époque. Le recul permet à l'auteur de nous laisser entrevoir l'avenir de ses personnages, de porter - sur sa propre famille - un regard empreint d'une douce ironie. Ainsi, ce roman fourmillant d'anecdotes, navigue-t-il entre la gravité, la tendresse et impertinence.