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Jamais une civilisation n'avait accordé autant de poids _ et de prix _ à la culpabilité et à la honte que ne l'a fait l'Occident des XIIIe-XVIIIe siècles. Nous sommes là devant un fait majeur que l'on ne saurait trop éclairer. Tenter, dans un espace et une tranche chronologique donnés, l'histoire du péché, c'est se placer au coeur d'un univers humain. C'est dégager du même coup un ensemble de relations et d'attitudes constitutives d'une mentalité collective. C'est retrouver la méditation d'une société sur la liberté humaine, la vie et la mort, l'échec et le mal. C'est découvrir sa conception des rapports de l'homme avec Dieu et la représentation qu'elle se faisait de celui-ci. C'est donc, à l'intérieur de certaines limites, entreprendre conjointement une histoire de Dieu et une histoire de l'homme. Dieu est-il plutôt bon ou plutôt juste? Une civilisation entière s'est interrogée inlassablement pendant plusieurs siècles sur cette question. A l'étage collectif naquit au XVIe siècle une " maladie du scrupule " qui s'amplifia par la suite. Comme si l'agressivité qui se déchaînait contre les ennemis du nom chrétien ne s'était pas épuisée en ces luttes pourtant diverses et sans cesse renaissantes. Une angoisse globale, qui se fragmentait en des peurs " nommées ", découvrit un nouvel ennemi en chacun des habitants de la cité assiégée; et une nouvelle peur: la peur de soi.
Jean Delumeau, membre de l'Institut, professeur au Collège de France, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont La Peur en Occident (Fayard, 1978), Rassurer et protéger (Fayard, 1989), L'Aveu et le pardon (Fayard, 1990).