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Ça a débuté comme ça. Si l’écrivain Louis-Ferdinand Céline est né à Paris, en octobre 1932, place Clichy, comme il l’écrira dans les premières pages de Voyage au bout de la nuit, Louis-Ferdinand Destouches, de son vrai nom, est né plus modestement à Courbevoie, 11, Rampe du pont, le 27 mai 1894, vers les quatre heures de l’après-midi, comme il le raconte dans Mort à crédit : « C’était un magasin de “Modes, fleurs et plumes”. Y avait en tout comme modèles que trois chapeaux, dans une seule vitrine, on me l’a souvent raconté. La Seine a gelé cette année-là. Je suis né en mai. C’est moi le printemps ». Courbevoie ! De cette naissance en banlieue, de ce pays natal fantasmé, Louis-Ferdinand Céline en fera le « fil rouge » de sa vie. Et ce, jusqu’à l’absurde, puisqu’il n’y passera que quelques jours, tout au plus. Mais pour Céline, Courbevoie est un symbole. Comme François Villon – auquel il se compare parfois – qui est né « emprès Pontoise », Céline est né en banlieue, au ban de la ville-lumière, dans ses marges : « Y’en a que ça emmerde qu’il y a des gens de Courbevoie » n’hésitera-il pas à écrire dans D’un château l’autre. Dans le délire paranoïaque de l’écrivain, sa ville natale est la cause de ses malheurs et des « persécutions » dont il sera l’objet. Naître à Courbevoie ? le crime impardonnable : « Mon Courbevoie (Seine) qui m’a causé un tort énorme, tout au long de ma folle carrière », ou encore : « Je serais né à Tarnopol-sur-Don… Mais Courbevoie Seine !… Tarnopol-sur-Don j’aurais le Nobel depuis belle ! Le 10 avril 1897, le couple abandonne Courbevoie et le commerce de la rampe du Pont. Désormais, ce sera Paris, la capitale, la ville-lumière. Dans un premier temps, le couple s’installe 19, rue de Babylone, dans le 7e arrondissement, dans un petit immeuble de quatre étages, situé derrière les grands magasins du Bon Marché, faisant face aux Missions Étrangères, deux institutions qui dominent encore le quartier. À l’occasion de cette installation dans la capitale, l’enfant quitte sa nourrice, et rejoint sa famille. C’est aussi l’époque des premiers souvenirs. Le futur écrivain se rappelle que ses parents couchaient dans leur chambre, et lui, dans la salle à manger, bercé par le cantique des missionnaires…